Suite à un match indigent, marqué par une énorme erreur d'Hugo Lloris, la France s'est inclinée en Suède, et s'est mise en difficulté dans son groupe de qualification pour la Coupe Du Monde. Et connaissant Didier Deschamps, ça ne risque pas d'arranger les affaires des talents émergents.
Deschamps, ou le risque minimal
Le sélectionneur des Bleus est connu pour être un "pragmatique". En clair, c'est le résultat avant le jeu. Et plutôt que d'entrer dans un débat du bien ou pas bien, c'est dans une optique de futur de l'équipe de France qu'il faut se positionner.
Peu adepte des changements, Deschamps accorde souvent sa confiance aux mêmes joueurs. Ainsi, quelles que soient leurs performances en clubs ou en sélection, certains Bleus sont titulaires, contre vents et marées. On peut citer Sissoko, même s'il reste irréprochable dans son implication, mais aussi Matuidi.
Et si, avec une bonne marge d'avance si la France s'était imposée à Solna, on pouvait espérer voir plus souvent jouer des profils tels que N'golo Kanté, Lemar ou Dembélé, la défaite face à la Suède risque de figer encore plus les choses dans l'esprit de Deschamps.
Pour assurer encore plus, il devrait, comme il l'a déjà fait dans le passé, s'appuyer sur ce qui a fonctionné pour lui : la solidité.
Il risque donc de repartir avec les mêmes hommes aux mêmes postes, devenant encore plus frileux à tenter des "paris" avec des nouveaux joueurs, et ce, quel que soit leur talent.
On risque donc, en Aout prochain, de se retrouver avec le même 4-2-3-1, toujours avec un Sissoko en homme de devoir dans le couloir droit, plutôt que le fantasque Dembélé, malgré toutes ses qualités de percussion.
Et à terme, tous ces jeunes vont voir leur progression en Bleu ralentir, du fait de ne jouer que très peu, la faute à un système basé sur le résultat plutôt que sur le jeu.
Toute une politique à repenser
Le fait est qu'avec Deschamps, on sait à quoi s'attendre. Loin des dogmes du jeu développés par certains, l'ancien coach de l'OM a toujours bâti ses équipes sur un schéma donné, pour n'en bouger que rarement, en accordant très souvent sa confiance aux mêmes joueurs.
Difficile de bousculer la hiérarchie donc, surtout que les résultats donnent raison à Deschamps, puisque son équipe a atteint la finale de l'Euro en Juin dernier.
A ce moment, la question qu'il convient de se poser, c'est de savoir ce que l'on attend de l'équipe de France. Peut-on continuer à s'ennuyer à chaque rassemblement, pour au final tenter d'atteindre les quarts de finale des grandes compétitions, quitte à mettre l'autobus lors des rencontres face aux plus grands ?
Ou alors, sommes-nous enfin prêts à accepter de faire passer le résultat après le jeu ? Non pas que du beau jeu signifie une élimination précoce, mais plutôt que la mise en place d'un schéma demande du temps, et qu'il peut, dans la période, y avoir des ratés.
Une génération à faire briller
En tout cas, avec les profils qui arrivent au plus haut niveau, on peut rêver d'une sélection qui, enfin, développerait du jeu. Entre tous les espoirs offensifs, Mbappé, Lemar, Dembélé ou d'autre encore, que l'on peut associer aux plus confirmés Griezmann ou Pogba, la France a un vrai réservoir de talents. Mais pour cela, l'impulsion doit venir d'en haut, en imposant au sélectionneur ainsi qu'aux formateurs des équipes de jeunes une ligne directrice, mettant en avant le jeu avant tout. Et le problème, c'est que ça ne semble pas être dans les projets immédiats.
A moins, donc, d'une vraie révolution, on risque donc de continuer de s'ennuyer devant nos Bleus, en s'extasiant au final sur des exploits personnels, réalisés par des individualités qui pourraient encore plus briller si on les mettait en valeur.
Deschamps, ou le risque minimal
Le sélectionneur des Bleus est connu pour être un "pragmatique". En clair, c'est le résultat avant le jeu. Et plutôt que d'entrer dans un débat du bien ou pas bien, c'est dans une optique de futur de l'équipe de France qu'il faut se positionner.
Peu adepte des changements, Deschamps accorde souvent sa confiance aux mêmes joueurs. Ainsi, quelles que soient leurs performances en clubs ou en sélection, certains Bleus sont titulaires, contre vents et marées. On peut citer Sissoko, même s'il reste irréprochable dans son implication, mais aussi Matuidi.
Et si, avec une bonne marge d'avance si la France s'était imposée à Solna, on pouvait espérer voir plus souvent jouer des profils tels que N'golo Kanté, Lemar ou Dembélé, la défaite face à la Suède risque de figer encore plus les choses dans l'esprit de Deschamps.
Pour assurer encore plus, il devrait, comme il l'a déjà fait dans le passé, s'appuyer sur ce qui a fonctionné pour lui : la solidité.
Il risque donc de repartir avec les mêmes hommes aux mêmes postes, devenant encore plus frileux à tenter des "paris" avec des nouveaux joueurs, et ce, quel que soit leur talent.
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| Photo : AFP |
Et à terme, tous ces jeunes vont voir leur progression en Bleu ralentir, du fait de ne jouer que très peu, la faute à un système basé sur le résultat plutôt que sur le jeu.
Toute une politique à repenser
Le fait est qu'avec Deschamps, on sait à quoi s'attendre. Loin des dogmes du jeu développés par certains, l'ancien coach de l'OM a toujours bâti ses équipes sur un schéma donné, pour n'en bouger que rarement, en accordant très souvent sa confiance aux mêmes joueurs.
Difficile de bousculer la hiérarchie donc, surtout que les résultats donnent raison à Deschamps, puisque son équipe a atteint la finale de l'Euro en Juin dernier.
A ce moment, la question qu'il convient de se poser, c'est de savoir ce que l'on attend de l'équipe de France. Peut-on continuer à s'ennuyer à chaque rassemblement, pour au final tenter d'atteindre les quarts de finale des grandes compétitions, quitte à mettre l'autobus lors des rencontres face aux plus grands ?
Ou alors, sommes-nous enfin prêts à accepter de faire passer le résultat après le jeu ? Non pas que du beau jeu signifie une élimination précoce, mais plutôt que la mise en place d'un schéma demande du temps, et qu'il peut, dans la période, y avoir des ratés.
Une génération à faire briller
En tout cas, avec les profils qui arrivent au plus haut niveau, on peut rêver d'une sélection qui, enfin, développerait du jeu. Entre tous les espoirs offensifs, Mbappé, Lemar, Dembélé ou d'autre encore, que l'on peut associer aux plus confirmés Griezmann ou Pogba, la France a un vrai réservoir de talents. Mais pour cela, l'impulsion doit venir d'en haut, en imposant au sélectionneur ainsi qu'aux formateurs des équipes de jeunes une ligne directrice, mettant en avant le jeu avant tout. Et le problème, c'est que ça ne semble pas être dans les projets immédiats.
A moins, donc, d'une vraie révolution, on risque donc de continuer de s'ennuyer devant nos Bleus, en s'extasiant au final sur des exploits personnels, réalisés par des individualités qui pourraient encore plus briller si on les mettait en valeur.



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